Copilot, ChatGPT et l’IA en entreprise : quelles données ne doivent jamais être partagées

ChatGPT, Microsoft Copilot et les assistants IA transforment le travail quotidien des entreprises. Mais leur utilisation soulève des risques importants pour la sécurité des données. Découvrez quelles...

Par adminsys
Publié le 15/06/2026
7 min de lecture
Copilot, ChatGPT et l’IA en entreprise : quelles données ne doivent jamais  être partagées

Qu’est-ce que Copilot, ChatGPT et les outils d’IA en entreprise ? 

Avec l’adoption rapide de ChatGPT, Microsoft Copilot et d’autres assistants d’intelligence artificielle, les entreprises utilisent de plus en plus l’IA pour rédiger des e-mails, résumer des documents, analyser des données et automatiser des tâches quotidiennes. Les gains de productivité sont évidents, ce qui explique pourquoi l’IA est rapidement devenue une partie intégrante du travail quotidien de nombreux employés. 

Cependant, à mesure que l’utilisation de l’IA augmente, les questions liées à la sécurité des données se multiplient. Beaucoup d’utilisateurs pensent que tous les outils d’IA offrent le même niveau de protection, mais ce n’est pas toujours le cas. La plateforme, le type d’abonnement et l’environnement dans lequel l’IA fonctionne peuvent tous influencer la manière dont les informations de l’entreprise sont traitées. 

Avant de partager des données d’entreprise avec un assistant IA, les organisations doivent comprendre ce qu’il advient de ces informations et ce qui ne doit jamais être saisi dans ces systèmes. L’IA peut apporter une valeur importante, mais uniquement si elle est utilisée avec des pratiques de sécurité et de gouvernance adaptées. 

Pourquoi les employés divulguent-ils accidentellement des données sensibles  

La plupart des employés ne divulguent pas de données intentionnellement. Ils cherchent simplement à travailler plus rapidement. Un rapport doit être résumé, un e-mail doit être rédigé ou un tableur doit être expliqué, alors ils copient les informations dans ChatGPT, Copilot ou un autre outil d’IA et poursuivent leur journée. 

Le problème est que la simplicité masque souvent le risque. Des informations clients, des contrats, des données financières, des procédures internes ou des documents RH peuvent facilement se retrouver dans une requête IA sans que personne ne réfléchisse à leur devenir. 

Tout comme envoyer un e-mail au mauvais destinataire ou partager un document avec de mauvaises autorisations, les fuites de données liées à l’IA sont généralement le résultat d’erreurs du quotidien. À mesure que ces outils s’intègrent dans le travail de tous les jours, comprendre ce qui peut ou ne peut pas être partagé devient une exigence de cybersécurité fondamentale pour toute entreprise. 

Quels types de données ne doivent jamais être saisis dans les systèmes d’IA  

L’une des plus grandes erreurs des entreprises est de penser que toutes les informations peuvent être partagées en toute sécurité avec un assistant IA. En réalité, certaines données doivent rester totalement en dehors des outils d’IA, en particulier lorsqu’elles contiennent des informations susceptibles de nuire à l’entreprise, à ses clients ou à ses employés si elles étaient exposées. 

Cela inclut les données clients, les dossiers des employés, les informations financières, les contrats, les plans d’entreprise, le code source et les documents internes confidentiels. Les informations liées à la sécurité, telles que les mots de passe, les clés API, les schémas réseau ou les rapports d’incident, ne doivent également jamais être collées dans une requête IA. Même si saisir quelques lignes peut sembler anodin, il est souvent difficile pour les utilisateurs de savoir exactement comment ces informations sont traitées, stockées ou conservées. 

Une règle simple peut aider : si vous hésitiez à publier l’information sur un site public ou à l’envoyer à une personne extérieure à l’entreprise, elle ne devrait probablement pas être saisie dans un système d’IA. L’objectif n’est pas d’empêcher les employés d’utiliser l’IA, mais de s’assurer qu’ils l’utilisent sans mettre en danger les données sensibles de l’entreprise. 

Copilot, ChatGPT et l’IA en entreprise : quelle est la véritable différence ? 

Depuis le lancement de ChatGPT en 2022, l’intelligence artificielle est devenue une partie intégrante du travail quotidien, tant pour les particuliers que pour les entreprises. Cependant, la manière dont elle est utilisée et la valeur qu’elle génère ne sont pas les mêmes. 

L’IA grand public : rapide, simple et personnelle 

Des outils comme ChatGPT, Gemini ou Claude sont conçus pour un usage quotidien. Les utilisateurs s’en servent pour rédiger, rechercher des informations, résumer des contenus ou obtenir une aide rapide. Ils sont faciles d’accès et souvent gratuits, ce qui explique la rapidité de leur adoption. 

L’IA d’entreprise : conçue pour des résultats métiers 

L’IA d’entreprise est pensée pour les organisations. Son objectif ne se limite pas à répondre à des questions, mais vise à améliorer les résultats de l’entreprise, notamment en matière d’efficacité, de revenus et de prise de décision. Elle s’intègre également aux systèmes de l’entreprise, avec un accès contrôlé aux données internes et des règles de sécurité plus strictes. 

L’IA fantôme (Shadow AI) : quand les employés utilisent l’IA sans l’approbation du service informatique 

Le Shadow AI désigne les applications et outils d’intelligence artificielle utilisés par les employés sans la connaissance, l’approbation ou la supervision des équipes informatiques ou de sécurité de leur organisation. Selon IBM, le Shadow AI englobe tout système d’intelligence artificielle utilisé en dehors des cadres de gouvernance approuvés par l’entreprise. 

Une étude de BlackFog a révélé que 49 % des employés utilisent des outils d’IA sans l’approbation de leur employeur, et que 58 % d’entre eux s’appuient sur des plateformes gratuites ne disposant pas de contrôles de sécurité de niveau entreprise. Plus préoccupant encore, 60 % sont prêts à utiliser une IA non approuvée pour respecter leurs délais, tandis que 63 % ne voient aucun problème à utiliser l’IA sans supervision du service informatique lorsqu’aucune solution approuvée n’est disponible. 

Pour les grandes organisations, il s’agit principalement d’un défi de gouvernance. Pour les petites et moyennes entreprises, en revanche, cela peut exposer des données clients sensibles, de la propriété intellectuelle et des communications de marque sans les protections adéquates. 

Comment les PME peuvent contrôler et sécuriser l’utilisation de l’IA en 2026 

La réalité est simple : le Shadow AI ne disparaîtra pas. 

Les employés continueront à rechercher des outils qui leur permettent de travailler plus rapidement et plus efficacement. L’objectif ne doit pas être d’éliminer l’utilisation de l’IA, mais de l’intégrer dans un cadre sécurisé, visible et maîtrisable. 

Étape 1 : Auditer l’utilisation actuelle de l’IA 

Commencez par identifier quels outils d’IA sont déjà utilisés par les employés. Demandez aux membres de l’équipe quels outils ils utilisent, quelles tâches ils accomplissent avec ces outils et si des données de l’entreprise ou des clients sont partagées. L’objectif est la visibilité, pas la sanction. 

Étape 2 : Mettre en place une politique IA simple 

Élaborez une politique concise qui répond à quatre questions essentielles : 

● Quels outils d’IA sont approuvés ? 

● Quelles données peuvent ou ne peuvent pas être saisies dans les systèmes d’IA ? 

● Qui valide les contenus générés par l’IA avant leur diffusion externe ? 

● Comment les erreurs liées à l’IA doivent-elles être gérées ? 

Même une politique d’une seule page peut réduire considérablement la confusion et les risques. 

Étape 3 : Fournir des outils d’IA approuvés 

Les employés utilisent souvent des outils d’IA non autorisés parce qu’ils ne disposent pas d’alternatives approuvées. Fournissez une ou deux plateformes d’IA sécurisées et formez les employés à les utiliser de manière sûre et efficace. 

Étape 4 : Encourager la transparence 

Créez une culture d’entreprise où les employés peuvent discuter ouvertement de leur utilisation de l’IA. Des échanges réguliers permettent d’identifier les risques, de partager les bonnes pratiques et de découvrir de nouvelles opportunités d’amélioration de l’efficacité. 

Pourquoi cela est important pour les PME 

Contrairement aux grandes entreprises, les PME disposent souvent de moins de ressources pour se remettre d’une fuite de données, d’un problème de conformité ou d’une perte de confiance de leurs clients. 

En auditant l’utilisation de l’IA, en établissant des règles claires, en fournissant des outils sécurisés et en encourageant la transparence, les PME peuvent réduire leurs risques tout en bénéficiant des gains de productivité apportés par l’intelligence artificielle.

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